La race Aubrac

Les Bœuf Fermier Aubrac sont uniquement issus de race Aubrac. C’est une des spécificités de notre cahier des charges. Les vaches Aubrac sont réputées pour leur qualité maternelle avec une facilité de vêlage exceptionnelle. Elles sont aussi sélectionnées pour leur qualité bouchère.

Le berceau de cette race rustique se situe sur le plateau de l’Aubrac, qui s’étend au sud du Massif Central, à cheval sur les départements de la Lozère, du Cantal et de l’Aveyron où l’on pratique une transhumance traditionnelle. Le Boeuf Fermier Aubrac est une production régionale, de proximité puisque 99% de nos éleveurs sont aveyronnais, cantaliens ou lozériens.

A l’origine,

La race AUBRAC existe depuis fort longtemps. Les premiers animaux enregistrés au livre généalogique de la race AUBRAC remontent à 1894. De vieux écrits notent qu’au XVIIème siècle, les religieux de l’ordre des bénédictins, installés dans l’abbaye du village d’AUBRAC (Aveyron), avaient rassemblé les premiers éléments d’un troupeau rationnellement exploité.

Une fois les grands bouleversements historiques passés, le véritable travail d’amélioration du bétail s’est poursuivi avec la création de la Société d’Agriculture d’Aveyron en 1840, relayée ensuite par la création du Herd-Book de la race AUBRAC en 1893.

Après la seconde guerre mondiale :

Des schémas de sélection très efficaces ont été mis en place et ont permis d’assurer, en association avec la maîtrise des autres facteurs de production (milieu physique et équipement ), une nette amélioration des performances des animaux.

Un élevage typique des plateaux de l’Aubrac

La production de bovins en Aubrac repose sur un système fortement extensif (la 1ère ressource de l’exploitation est l’herbe) basé sur la tradition. Les animaux se nourrissent presque exclusivement d’herbe et de fourrage. En moyenne, il y a environ soixante-dix  vaches par exploitation et le nombre de taureaux présents sur l’exploitation est variable suivant si l’éleveur pratique l’insémination artificielle ou non.

Les vêlages ont lieu traditionnellement de novembre à Mars. A cette époque de l’année, les conditions climatiques sont rudes sur l’Aubrac et les animaux sont donc dans les étables. L’alimentation principale est le foin qui a été récolté le printemps précédent.

Fin Mai, les éleveurs jugent que l’herbe est assez abondante pour couvrir les besoins du troupeau entier. Les gelées sont plus rares. C’est l’époque de la transhumance. Les vaches accompagnées de leur jeune veau transhument en estives vers le 25 Mai, à la Saint-Urbain. Les troupeaux rejoignent les herbages d’altitude où ils passeront tout l’été. C’est aussi l’époque des fenaisons qui consistent à récolter de l’herbe séchée que l’on appelle du foin. Elle servira ensuite l’hiver à nourrir les troupeaux.

Au retour des estives qui a lieu traditionnellement vers le 13 Octobre, à la Saint-Géraud, le sevrage des jeunes veaux, est alors terminé. Les éleveurs vendent leurs veaux et les vaches retournent aux étables pour passer un nouvel hiver.

Pour assurer le renouvellement de leur cheptel, conformément à la tradition, les éleveurs achètent leurs génisses (jeune bovin femelle n'ayant jamais fait de veau) ou utilisent leur propore renouvellement. Elles sont ainsi achetées gestantes (prêtes à faire des veaux) à des éleveurs spécialisés en race pure Aubrac. Cette pratique permet aux éleveurs de se prémunir d’une éventuelle stérilité ou d’éventuels retards de gestation et d’être sûrs de l’origine génétique des veaux à naître, les femelles à naître participeront à la variabilité génétique du troupeau.

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